l évolution politique de lafrique entre 1960 1990

l évolution politique de lafrique entre 1960 1990

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76 Jean-François Bayart, « La revanche des sociétés africaines », Politique africaine, no 11, 1983, p. 95-127. Ensuite, nous tentons de dégager les principales caractéristiques des régimes africains postcoloniaux. État autoritaire et résistances populaires, Paris, Publisud, 1988. Gonidec rapporte ainsi que le congrès du Rassemblement du peuple togolais de 1976 a proclamé la primauté du parti unique et demandé la suppression de l’indépendance des juges pour « éviter l’apparition d’un contre-pouvoir (le gouvernement des juges) et tenir compte du contexte national, c’est-à-dire le sous-développement, qui commande la mobilisation de toutes les énergies pour le muer en son contraire : le développement18 ». Ils contrastent donc avec le caractère sanglant des sultanismes, tel celui de Macias Nguema en Guinée équatoriale. Ce favoritisme mène à ce que Médard appelle la « distribution particulariste », qui s’oppose à la distribution universaliste qui, elle, caractérise normalement un État moderne. Sachant que les régimes se sont constamment chevauchés, on peut partir du fait que, dans les années 1960, la plupart des pays arrivés aux indépendances étaient pluralistes. Par exemple, selon la conjoncture, il active certaines ressources rentables et déclasse celles devenues désuètes. 38Cette recherche de ressources persuasives comme complément aux ressources coercitives se manifeste en premier lieu par un culte de la personnalité comme on le voit dans ce commentaire du journal d’État camerounais au sujet d’une visite du président Paul Biya : Comblée. Il va falloir attendre la fin de la guerre froide pour que le jeu démocratique soit relancé sur le continent africain. L’élite dissidente est souvent cooptée par des offres alléchantes alors que l’élite autour du chef peut subir régulièrement une rotation destinée, d’une part, à éviter qu’elle ne devienne suffisamment puissante pour concurrencer le chef, et, d’autre part, à assurer sa fidélité, car perdre son poste ou en retrouver un montre que les faveurs données peuvent être reprises…. 25Comme Elisabeth Wood a pu le montrer, ce régime était fondé sur des logiques irréconciliables, à savoir qu’il entendait reposer sur la main d’œuvre de la majorité noire pour faire fonctionner l’économie et préserver les privilèges des Blancs, tout en continuant à exclure les Noirs du jeu politique38. Selon Chazan et ses collègues, les populismes émergent en Afrique dans les années 1980 (sauf en Libye, où M. Kadhafi prend le pouvoir dès 1969) en réponse à la désagrégation politique et économique. 43 Pierre-François Gonidec, Les systèmes politiques africains, p. 222. La décolonisation s’est faite parfois par étapes comme dans les colonies françaises et anglaises où, dès l’après-guerre, l’idée d’une autonomie des territoires commence à être évoquée ; mais elle s’est faite aussi par rupture, comme dans les colonies portugaises et belges où l’idée d’accorder l’autonomie aux territoires africains n’était pas envisagée, ce qui eut pour conséquence le déclenchement de guerres de libération. 13 Momar-Coumba Diop et al., « Le baobab a été déraciné. Les relations entre la Chine et le continent africain sont abordées dans le cadre d’une démarche de synthèse, inscrite dans l’histoire, privilégiant les aspects économiques, en particulier commerciaux. L’ampleur des répercussions provoquées par ces mobilisations populaires dans l’Afrique subsaharienne ne peut être sous-estimée. L’Afrique revient de loin. 25 Jean du Bois de Gaudusson, « Madagascar : A Case of Revolutionary Pragmatism », dans John Markakis et Michael Waller (dir. C’est pourquoi, d’une certaine manière, la plupart des régimes africains des années 1960 à 1990 avaient, au-delà de leurs différences, des allures de dictatures personnelles. Cependant, en dépit de leur grande variété, et à l’exception des régimes pluralistes et du cas particulier de l’apartheid, on peut dégager, d’une part, des structures communes aux régimes de cette époque et, d’autre part, des logiques fonctionnelles transversales. Celui-ci déplorait encore récemment que les dictateurs du continent soient mieux connus que ses démocrates, citant l’exemple d’un ancien chef d’État africain qui a dû lui-même appeler un taxi après la passation de pouvoirs ! ), The Precarious Balance: State and Society in Africa, Boulder, Westview Press, 1988. Il est généralement utilisé pour caractériser les régimes d’Amérique latine29. 46Le même sort a frappé Ruben Um Nyobé au Cameroun en 1958, peu avant l’indépendance du pays. J. Lagroye ajoute en outre que la légitimité comprend en réalité quatre niveaux : la légitimité de la relation de pouvoir elle-même ; la légitimité accordée à l’appareil spécialisé exerçant la domination ; la légitimité des règles et procédures de prise et d’exercice du pouvoir ; la légitimité des individus qui exercent effectivement le pouvoir41. 5 mars : décret présidentiel n° 3/1960 de Soekarno annonçant la dissolution du parlement indonésien [76]. 29Si le principe du « droit des uns à contraindre les autres » qui fonde l’existence d’une relation de pouvoir ne pose pas de problème (en dehors peut-être de quelques sociétés acéphales comme celles des pygmées), les autres niveaux de légitimité manquent aux régimes ci-dessus. Les deux s’accordent pour reconnaître que la chefferie traditionnelle est une invention du colonisateur et que l’État prédateur postcolonial conçu comme un outil d’exploitation des ressources plutôt que comme un outil d’autonomisation des citoyens serait « l’héritier direct du projet autoritaire de la "mise en valeur coloniale" et du style de commandement de l’administration européenne de l’époque », selon Jean-François Bayart. Elle voit les gouvernants conforter leur emprise sur la société par l’expansion considérable des fonctions de l’État, qui devient l’acteur central de la vie politique et économique. L'Afrique du Sud a récemment été remplacée par le Nigéria en tant que plus grande économie de l'Afrique subsaharienne, mais le pays continue d'être un leader régional. Restauration de l’État et renaissance politique, Paris, Karthala, 2000 ; Sandrine Perrot, « Les élites politiques ougandaises et le “Mouvement”. Cette phase voit des résistances politiques jusqu’à ce que les partis d’opposition soient supprimés, les leaders jetés en prison ou tués lorsqu’ils prennent les armes. Les deux grandes puissances ont essayé de léguer leur modèle – Ve République et Westminster – à leurs anciennes colonies. L’État fait face à des pressions, notamment les programmes d’ajustement structurel externes, et à la montée des contestations internes. 20 Edmond Keller, « Afro-Marxist Regimes », dans Edmond Keller et Donald Rothchild (dir. Nic Cheeseman confirme cette lecture et rappelle que les techniques coercitives telles que le travail obligatoire, la détention arbitraire et les châtiments corporels pratiqués par le colonisateur ont été largement maintenues sous les régimes autoritaires. 45 Jean-Pierre Pabanel, Les coups d’État militaires en Afrique noire, Paris, L’Harmattan, 1984. 5Là où la décolonisation a été organisée à la hâte, c’est la question de la gouvernabilité même du pays qui s’est posée, car les nouveaux pays ont sombré rapidement dans la confusion. RFI - Actualités, info, news en direct - Radio France Internationale. Dans les régimes néopatrimoniaux africains, l’activité politique est, peut-être plus qu’ailleurs, accaparée par le souci de demeurer au pouvoir en raison de l’ampleur du déficit de légitimité. Elle concerne la fin des années 1970 et le début des années 1980, considérées comme « la décennie perdue » en raison du déclin de l’État durant cette période. 38 Elisabeth Jean Wood, « Apartheid, Conservative Modernization and Mobilization », dans Elisabeth Jean Wood, Forging Democracy From Below: Insurgent Transitions in South Africa and El Salvador, Cambridge, Cambridge University Press, 2000, p. 111-142. Ce découpage nous permet, d’une part, de passer en revue les formes de pouvoir issues de l’enchevêtrement des logiques coloniales et endogènes dont nous avons parlé au chapitre 3 et, d’autre part, en préalable au chapitre 7, de faire l’état des lieux des contextes dans lesquels les tentatives de démocratisation ont été engagées dans les années 1990. Les ressources, ou les moyens à la disposition du politicien (considéré comme un entrepreneur politique), « comprennent donc l’argent, l’information, la distribution de nourriture, la menace de la force physique, les emplois, l’amitié, le rang social, le droit de légiférer, le vote et toute une variété d’autres phénomènes47 ». Sur cette base, ils distinguent au cours de la période 1951-1999 sept types de régimes : administratif-hégémonique (cas du Zaïre sous Mobutu), pluraliste (cas du Botswana), de parti mobilisateur (Algérie sous H. Boumedienne), de parti centraliste (cas de l’Éthiopie de Menguistu), personnel coercitif (cas de l’Ouganda de I. Amin), populiste (cas du Ghana sous J. J. Rawlings) et d’effondrement de régime (cas du Zaïre après Mobutu)8. 40 Guglielmo Ferrero, Pouvoir : les génies invisibles de la cité, Paris, Librairie générale française, 1988. Auréolé de cette « légitimité historique » conférée par la prise des armes, ce groupe a généralement instauré dès le départ un régime autoritaire. De même, deux des régimes sultanistes (Ouganda et Centrafrique) étaient dirigés par des militaires, tout comme les régimes afro-marxistes (le Bénin, l’Éthiopie et le Congo) ; ou le régime de parti unique comme celui de Mobutu…. Cette dynamique s’est étendue également au continent africain où on voit de nombreux pays mettre en place des « Conférences nationales souveraines  réclamant l’instauration de la démocratie. Concrètement, cela signifie que le pouvoir exécutif est détenu essentiellement par le président de la République et qu'il partage avec le Premier ministre et le gouvernement qu'il a nommé. Durant la période suivant immédiatement l’indépendance, les gouvernants commencent à concentrer le pouvoir entre leurs mains. Les matières premières, la terre, la main-d'œuvre bon marché étaient l… À l’accession à l’indépendance, les colonies britanniques étaient dotées d’un régime parlementaire et gouvernées par des premiers ministres élus. Il s’agit donc, comme l’ont montré Linz et ses collègues, de régimes dirigés par un homme fort, sans ligne idéologique autre que la détermination à maintenir un pouvoir personnel35. Le retour au parti unique est présenté comme une façon de renouer avec les formes africaines précoloniales de gouvernement fondées sur le consensus. Au Congo, les Belges, n’entrevoyant pas d’indépendance avant 30 ans, n’ont rien préparé, de sorte que, « quinze jours après l’indépendance, le pays sombrait dans le chaos2 ». Selon eux, les types de régimes doivent refléter ces aspects souvent latents plutôt que de se focaliser sur les proclamations ou les apparences. 52 Richard Joseph, Democracy and Prebendal Politics in Nigeria, the Rise and Fall of the Second Republic, Cambridge, Cambridge University Press, 1987. Dans le rang de ces démocraties avancées, se situent notamment les îles du Cap-Vert, le Ghana, l’île Maurice, la Namibie, le Sénégal, la Tunisie, le Botswana, l’Afrique du Sud, le Bénin, Sao Tomé et Principe. 27 Pour la distinction, voir Edmond Keller, « Afro-Marxist Regimes ». Le début des années 1990 a été une période de grandes espérances en ce qui a trait aux enjeux de stabilité dans le monde en général, et en Afrique en particulier1. 9 Michael Bratton et Nicolas Van de Walle, Democratic Experiments in Africa, p. 77-82. NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail, Suivez toute l'actualité internationale en téléchargeant l'application RFI, Démocratie en Afrique: des palabres aux conférences nationales, Bénin: grande messe et pluie d’hommages officiels pour Mathieu Kérékou, Bénin: mort de Mathieu Kérékou, le dictateur marxiste devenu démocrate, Mali: la CMA et la Plateforme signent un accord sur la gestion d'Aguelhok, Diary Sow, «meilleure élève du Sénégal», portée disparue en France, Un haut-reponsable américain pour la première fois en visite au Sahara occidental, Congo-B. Adresse : 3744 rue Jean-Brillant bureau 6310 QC, H3T 1P1 Montréal Canada. 17Entre 1960 et 1990, la catégorie des régimes pluralistes s’est réduite comme peau de chagrin. 39Quiconque connaît l’anonymat dans lequel les chefs d’État africains sont généralement reçus en Europe sait qu’il n’en est rien. ), Le (non-) renouvellement des élites en Afrique subsaharienne, Bordeaux, CEAN, 1999, p. 77-98. La Belgique qui ne parvenait plus à cacher son impatience et son empressement à honorer le couple présidentiel […] avec une chaleur et un empressement auxquels, dit-on ici, l’on n’est pas coutumier à pareille époque. À ces types s’ajoute un quatrième, la revendication démocratique, que nous laissons de côté toutefois pour le chapitre 7. Ce type de régime a été rare dans l’histoire africaine, tout comme les totalitarismes l’ont été à l’échelle mondiale. Les régimes sultaniques sont limités à trois ; ils ont existé dans les années 1970 et ont été renversés la même année, en 1979 : l’Ouganda d’Idi Amin (1971-1979), la Guinée équatoriale de Macias Nguema (1968-1979) et la Centrafrique de Jean-Bedel Bokassa (1965-1979). 26La présentation des différents types de régimes politiques ci-dessus nous donne une bonne idée des logiques institutionnelles ou idéologiques plurielles sur lesquelles les gouvernements africains ont été basés pendant la période 1960-1990. Elle laisse quelque peu de côté les logiques sociales et, notamment, elle ne nous dit pas ce que devient la société face à ces régimes et leurs pratiques politiques59. 31De renversement en renversement, les militaires – troisième caractéristique répandue dans ces systèmes – sont devenus dominants dans la vie politique africaine entre 1960 et 1989. Jean-François Médard fait des régimes sultaniques un type particulier de régime caractérisé par sa dimension sanglante, l’arbitraire du chef et, en conséquence, une absence totale d’institutionnalisation du pouvoir36. afrique du sud : quelques repères historiques du processus d’institutionnalisation et de démantèlement de l’apartheid, Portail de ressources électroniques en sciences humaines et sociales, 3. 30 Carlos M. Vilas, « Le populisme comme stratégie d’accumulation : l’Amérique latine », dans Le populisme en Amérique latine, p. 34. Croissance démographique rapide mais variée depuis 1960 Après 1950, l’Afrique au subsaharienne se peuple très rapidement, à des rythmes qui vont même croissant de 1950 à 1990 (2% à 2,8%), et se stabilise depuis à 2,7%. La population de l’Afrique subsaharienne aura été multipliée par près de 5 fois entre 1960 et 2020, contre 2,7 fois pour l’ensemble de l’Asie et 3 fois pour l’Amérique latine. Selon un sondage effectué dans 34 pays en 2019 par Afrobaromètre, l’institut de sondages et de recherche sur la gouvernance en Afrique, 68% des sondés déclarent vouloir vivre dans des sociétés ouvertes et libres. Il y a 60 ans, dix-sept pays africains accédaient à l’indépendance, faisant de l’année 1960 la première étape vers une émancipation totale du continent, qui a été colonisé, esclavagisé, mis en coupe réglée par les grandes puissances européennes pendant de nombreux siècles. L’alternance au Sénégal », Politique africaine, no 78, juin 2000, p. 157-179. Où en est le processus en 2020 ? Ce rapport édité par les chercheurs de The Economist Intelligence Unit (EIU) attire aussi l’attention sur les progrès réalisés au cours des dernières années dans le domaine de la démocratisation par des pays comme la Gambie, le Soudan et l’Éthiopie qui, hier encore, étaient plongés dans des dictatures les plus absolues. C’est à cette conclusion que parvient aussi Vincent Ochilet, qui montre que le marxisme-léninisme était simplement instrumentalisé à des fins de quadrillage de la population et de pérennisation du pouvoir. Ils introduisent ainsi une formule d’inclusion politique non élitaire32. » Par conséquent, il y a très peu d’alternance au pouvoir, avec les dirigeants en place reconduits indéfiniment. Ces deux sous-types correspondent grosso modo à ceux de Bratton et Van de Walle, soit des régimes de parti unique compétitifs qui laissent une marge à la concurrence à l’intérieur du parti ; et les régimes de parti unique plébiscitaires, qui encouragent la participation, mais en la drainant au profit du chef16. 20Le marxisme-léninisme a souvent été en Afrique une simple façade destinée à justifier l’embrigadement découlant de la volonté totalisante de tout régime qui s’en réclame et à attirer les faveurs du bloc soviétique en ces temps de Guerre froide. 45À la fin des années 1980, l’autoritarisme s’était généralisé en Afrique. Trente ans après le retour de la démocratie à la faveur des Conférences nationales souveraines, l’Afrique se retrouve à un nouveau palier de son évolution politique. Or, ils peuvent ne jamais l’être parce que les acteurs sont impuissants, ou ne conçoivent même pas une telle possibilité, comme dans le cas des paysans. 3Ces différences sont importantes pour comprendre les formes de régimes postcoloniaux, car elles permettent de saisir pourquoi certains pays ont, immédiatement après l’indépendance, emprunté la voie de l’autoritarisme. 60 Jean-François Bayart, « La politique par le bas en Afrique noire : questions de méthode », Politique africaine, no 1, janvier 1981, p. 52-82. Merci, nous transmettrons rapidement votre demande à votre bibliothèque. Pour Jean-François Bayart comme pour son homologue britannique Nic Cheeseman, auteur d’un essai sur la démocratie en Afrique (2) qui fait autorité, le modèle de l’autoritarisme africain ne serait pas endogène, mais colonial. Les leaders doivent donc penser constamment à élaborer des stratégies pour conserver le pouvoir. Dans ces conditions, « la sorcellerie peut représenter des possibilités d’instrumentalisation de la tradition dans un cadre sociopolitique en cours de transformation58 ». Maurice a connu la première alternance au pouvoir en Afrique à la suite d’élections en 1982 et au Botswana, le système peut être considéré comme une démocratie consolidée, car, bien qu’il n’y ait encore jamais eu d’alternance, les libertés sont respectées et le jeu électoral est transparent12. 47 Robert Dahl, cité par Jean-Patrice Lacam, « Le politicien investisseur : un modèle d’interprétation de la gestion des ressources politiques », Revue française de science politique, vol. ), Afro-Marxist Regimes: Ideology and Public Policy, Boulder/Londres, Lynne Rienner, 1987, p. 1-21. 68 Naomi Chazan et al., « State Institutions and the Organization of the Public Arena », p. 54-68. Deux sous-types de régimes peuvent être, dans leurs grandes lignes, dressés ici sur la base de ce critère. Une équipe de France 2 revient sur le parcours des femmes en politique depuis leur droit de vote en 1945. Ce sont des maux que pointe également le dernier rapport sur la démocratie dans le monde publié en début d’année par le magazine britannique The Economist. Dans les villes, l’économie informelle se développe rapidement et il se crée de grandes distorsions entre les logiques officielles des gouvernants et celles des citoyens. En témoigne l'évolution en dents de scie du Produit intérieur brut (PIB) par habitant en dollars constants: 1.112 USD en 1960, 1.531 en 1974, 1.166 en 1994 et 1.657 en 2018 (BM). 46 Samuel Decalo, The Stable Minority: Civilian Rule in Africa, 1960-1990, Gainesville, FAP Books, 1998, p. 2. Celle-ci est issue d’une colonisation de peuplement qui a commencé au XVe siècle avec l’arrivée de colons néerlandais et anglais dans la région du Cap. Chazan et ses collègues remarquent que ce type de régime comprend aussi bien des pays dirigés par des militaires que par des civils. La culture du chef, qui caractérise les sociétés africaines traditionnelles, est alors pointée du doigt par les observateurs pour expliquer pourquoi la culture démocratique a tardé à prendre racine dans le continent. Ils affaiblissaient délibérément les institutions – l’armée, l’administration – et la société civile et construisaient des institutions informelles parallèles fondées sur une logique de loyauté personnelle au chef. 31 René Otayek et al. La génération Museveni », dans Jean-Pascal Daloz (dir. Dans son modèle, chaque homme politique dispose d’un stock de ressources qu’il gère selon une stratégie d’accumulation et de restructuration permanente pour tenir compte, comme le ferait l’investisseur en économie, de l’évolution du marché politique. Le pays décida, à travers le Livre bleu (1948) du gouvernement travailliste d’alors, d’appliquer le même modèle de décolonisation dans les autres colonies. En Centrafrique, J. Bokassa s’est fait couronner empereur à vie et a transformé la république en empire ; alors qu’en Ouganda, I. Amin exténuait ses soldats dans des exercices militaires en vue, disait-il, d’aller bouter Israël hors des territoires arabes occupés… Ces régimes ne permettaient ni participation ni concurrence et étaient totalement coupés de la société.

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